J'ai toujours vécu avec l'amour.
Les hommes ont peuplé le paysage depuis que j'ai correctement ouvert les yeux.
Ca a commencé par mon père (Freud tu es témoin) ce qui fut aussi mon premier rateau.
Dès que ma mère l'eut quitté je sautais sur l'occasion.
- Papa on se marie quand ?
- Non Emma on peut pas se marier.
- Bah pourquoi ???
J'ai mis du temps a essuyer ce refus.
Bon évidement j'avais des amants.
A la maternelle je sortais avec 2 garçons en même temps.
Je devais choisir lequel était le meilleur.
Bien entendu j'ai pris mon temps.
Et bien entendu mes amoureux en ont eu marre de mon absence de choix.
Je me suis retrouvée seule.
J'ai compris que la vie serait dure.
Comme beaucoup d'enfants de ma génération je fus nourrie de Walt Disney.
Je les regardais en boucle chez mes grand-parents.
Ne sachant pas que c'était mauvais pour moi.
J'ai commencé à croire au prince charmant.
J'étais convaincue qu'il était quelque part à l'école ou pas très loin.
Et puis je suis tombée profondément amoureuse de Claude François.
Tout mon argent de poche y passait, les K7 audio ont fièrement décoré ma table de nuit.
Et je chantais toute la journée des "Si j'avais un marteau" sous le regard exaspéré de mes deux parents.
"Elle évoluera avec le temps t'inquiète pas" disait ma mère.
Cette folie dura 5 ans.
Entre temps, quelques amants, j'ai réussi à être la numéro 1 du classement de garçon le plus beau (et le plus dragueur) de la classe (Raphaël), ce qui ne dura que 2 jours (ce garçon changeait très vite d'avis) (mais il m'avait fabriqué un pompom aussi).
J'ai tenté un premier baiser avec un certain Grégoire, mais le resultat fut trop baveux pour mon mental.
A fréjus, CM1, je tombe sous le charme de Nabil. Un roux magnifique (que je suis la seule à trouver beau), à la peau mate et taché de rousseur, qui ne veut absolument pas de moi.
Le grand-frère de ma meilleure amie Marion, Thomas, m'aide à séduire Nabil pour finalement me séduire moi.
Je découvre ce qu'est un baiser avec la langue, moment mémorable ("Emma si t'ouvres pas la bouche on arrivera à rien") qui me dégouta profondement. Je raconte l'évenement à mon grand-frère qui se moque de moi.
Mais j'y prends gout et on sort ensemble 1mois.
Jusqu'au jour où il voulut jouer au jeu du "on enleve nos pantalons et on va sur le lit", jeu que je trouvais totalement absurde et pas drôle du tout.
Quand je raconte le jeu à ma mère, elle devient toute rouge et m'interdit de le revoir.
En y repensant il était peut-être trop vieux pour moi.
En 6eme, c'est François, le grand roux (décidement) au nez de travers qui me surnomme Princesse Leila.
Je suis dingue de lui.
Il est en 3eme.
J'écrirais des tonnes de lettres sur lui sans jamais lui parler.
Il part à la fin de l'année.
En 5eme, Lucas, un jeune brun amoureux de moi.
Impossible de l'embrasser avant la première semaine, monsieur est un romantique.
Impossible de s'embrasser dans la rue, monsieur est pudique.
Pourtant c'est l'amour et on se promet fidélité jusqu'au dela du collège dans des petits mots passés en classe.
Je le quitte pour son meilleur ami, Morgan.
Premier coup de pute.
Lucas pleure, j'ai du mal à y croire.
Je pensais qu'il me detesterait comme Thomas le pervers.
Avec Morgan ça dure 1semaine, le temps qu'il essaye de m'étouffer avec sa langue et qu'il trouve une autre proie.
Tant pis.
4eme, moment d'affreuse solitude.
Je grandis, j'ai des vrais sentiments, je souffre de l'adolescence, je souffre de moi-même.
Je tombe amoureuse d'un peu tout le monde, dans mes pensées j'ai des aventures avec le terre entière.
3eme, je tombe amoureuse de Nicolas, un blondinet dans le genre comique à qui je n'ose pas parler et qui ne voudra jamais être mon amoureux.
Vincent débarque. Ce brun sorti de mon ordinateur, que je rencontre un jour à Chatelet.
Il me sort le grand jeu cinéma-roulage-de-pelles-promenade-main-dans-la-main.
Il me largue pour son ex.
Je suis triste.
Après ...
Je pourrais vous raconter mon amour pour Lui, secret, obsédant.
J'pourrais vous raconter ma relation d'un ans et demi avec le psychopathe et comment il m'a tué.
J'pourrais vous raconter comment j'ai détéster l'amour après.
J'pourrais vous raconter mes amourettes d'un soir et mes aventures avec Elles pour pas souffrir.
J'pourrais vous raconter comment j'ai essayé d'aimer avec acharnement parce que je voulais y croire et comment je suis morte.
Je ne peux pas vivre sans l'amour.
Qui peut ?
Comment font-ils ?
J'ai besoin d'aimer.
Etre aimée, ça rend pas heureuse.
Et là, je suis vide.
Comme jamais je crois bien.
Insensible.
Le coeur à sec.
Ca va passer tu crois ?
Commentaires :
Re:
Je pense bien que tu as raison pour le reste. Trop exigente.
Merci beaucoup monsieur, au plaisir de te revoir
Re:
Alors, le macramé, c'est un truc au résultat immonde, des années 70. Tu vois les pots de plantes suspendus par des fils épais torsadés, couleur écru ? Bin, c'est ça..
C'est moche, mais ça occupe bien les doigts..et la tête par conséquent..
Allez courage.
bouhouhouhouh
Saleté de contes de fée! ;)
Je crois. Cà finira oui. mais quand? çà...
Courage! BzOo
Re:
Aie aie aie non dis pas ça je vais finir par en vouloir à Perraut !! Le pauvre ^^
Merci bon courage pour tes exams et gros bisouuuus =)
woow quelle vie amoureuse trépidante !! c incroyable ! si j'en faisait de meme ça durerait deux fois moins longtemps (et commencerait surtout 4ans plus tard ^^)
bisoux bisoux
si tu a besoin d'aide. I'm right here :)
Re:
Merci très chere, en espèrant que ça se passe bien pour toi avec Aline =))

Mandragore
Bah non que ça va pas passer, sauf si tu te mets au macramé, belotte etc
Tu as une exigence amoureuse qui confine au besoin impérieux d'aimer et de recevoir.
Donc tu morfles.Logique.
Les coeurs d'artichauts sont pas fait pour vivre hors des courbes sinusoidales..
Bon courage.