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5 ans de malheur

Je suis partagée entre la joie et rien.
D'un côté, en amour, ça va mieux.
De l'autre, il y a eu dimanche soir.
...

***

Vendredi

Je me réveille et ça va plutôt bien.
Il y a pourtant eu cette séparation hier.
Mais c'est comme si j'y croyais pas.
Comme si je n'y pensais pas.
Je me suis levée et j'ai fait mon petit déjeuner en me sentant bien ancrée sur Terre.
Comme si tout allait bien.
J'ai réfléchis.
J'ai relu tous mes articles parlant de lui.
J'ai relu quelques blocs notes.
J'ai relu nos conversations msn.
Mais impossible de prendre une décision, impossible de dire si les mots ont raison.

Je tente d'apprivoiser mon lapin encore.
J'aimerais tellement qu'il me lèche enfin les doigts.

Je parle un peu de la rupture avec Georgia.
"Il n'est plus à toi".
Ca me fait mal.

J'veux le voir, je ne peux pas rester sur un dialogue msn, j'veux voir de la tristesse dans ses yeux, j'veux pas croire que tout peut disparaitre sans rien.
Je lui donne RDV au parc Montsouris, il accepte.
Tremblements dans les mains et coeur qui palpite.
La chanson de Ryne dans la tête.
"Tu vois, tu m'aimes encore"

Je me fais belle, c'est plus fort que moi, un peu de noir sous les yeux, du parfum, je mets quel pantalon ? faut dire que j'ai pas beaucoup de choix, tu crois qu'il va faire attention ?
Qu'est-ce que je vais lui dire, qu'est-ce que je vais faire.
J'essaye de vider ma tête.

Je vois à son statu msn qu'il est parti.
Merde.
Je lui envoie un texto "tu es parti ?"
Il me répond "oui"
Merde.
Ca commence bien je suis en retard.
Je me grouille de remplir mon sac de clefs et de trucs importants avant de sortir vite de chez moi.
Je lui renvoie un "heureusement que ton msn se met en absent ... j'me dépeche d'attendre le bus et j'arrive"

Le bus arrive et je n'ai pas trouvé ma gavroche chez moi.
J'me sens toute nue.
Comme dirait Renaud, les chapeaux, quand on s'y habitue ...
Je regarde les gens, la fille et les deux garçons en face de moi, j'aime leur regards tristes, leurs fringues déchirés, leurs chaussures usées.
Je voudrais que le bus aille plus vite.
Je regarde l'heure sur mon portable, et là, malédiction, je n'ai plus de batterie.
Putain de portable de merde qui déconne et qui ne peut pas rester UN JOUR vivant sans que je le recharge !!!!!!
Cool zen ...
Admettons qu'il essaye de m'appeler.
Et que ça ne sonne même pas.
Il va partir.
S'il ne part pas, c'est qu'il m'aime.
S'il est parti, je le déteste.
Et puis, il sera où ? A l'entrée du parc comme je lui avais dit ? A l'arrêt du bus ?

Je sors du bus en scannant la foule comme à la recherche de Charli.
Non, pas de Thomas ici.
Je monte la rue en direction du parc.
Je passe 20 fois mes mains dans mes cheveux pour qu'ils soient beaux.
J'approche, je le vois derrière les grilles.
Lui, est-ce qu'il m'a vu ? J'ai l'avantage de ne pas avoir de lunettes. Parfois ça aide.
Il s'est assis sur un banc.
Il se lève en me voyant et s'approche.
Je lui fais un grand sourire que je n'arrive pas à contrôler.
Merde, c'est nerveux, c'est cette putain de situation.
Maintenant on est l'un en face de l'autre.
Il y a du violet sous ses yeux.
Triste.
J'ai un peu mal.

On ne s'est pas embrassé, on ne s'est pas fait la bise.
Ca c'est plutôt un bon signe.
Je le suis, il me guide quelque part dans le parc.
On avance tout en silence, je regarde le lac, je regarde les oiseaux.
C'est beau.
J'étais là mardi, avec Georgia, Eva et son copain.
J'espère que ce parc ne deviendra pas un lieu de mauvais souvenirs.

On s'arrête sur un coin d'herbe après avoir contourné le parc.
Je me dis "cool, on s'assoie sur l'herbe, est-ce qu'il sait que j'adore ça?"
Il s'assoie, à moitié allongé, je trouve qu'il est loin de moi.
J'ai du mal à m'y faire, mais c'est normal, faut pas que j'me contredise tout le temps.
Faut pas que je tombe dans ses bras, faut juste que j'assume mes choix.
Entre nous, beaucoup de silence.
Je ne le regarde pas, j'y arrive pas.
Je passe 20 fois mes mains dans mes cheveux.
Il me demande si j'ai quelque chose à lui dire.
J'ai du mal à aligner 2 mots.
On reste comme ça peut-être 5 minutes.
A regarder les canards et le truc bizarre qui flotte sous l'eau.

On commence à parler, 3 mots chacun, je lui pose des questions, il me répond.
Il me dit des trucs comme "Je suis amoureux de toi", "je ferai tout ce que tu veux pour qu'on essaye encore une fois" et moi je l'écoute en tournant les yeux.
J'essaye de garder me sang froid, je ne veux pas me séparer de lui et me remettre avec à l'infini, c'est bien marrant de jouer avec les coeurs, mais j'ai pas envie.
Je voudrais être sûre, je voudrais qu'on me souffle la réponse, tu sais bien que je n'ai jamais su faire de choix.
Il a une petite araignée sur le genoux, je voudrais bien lui enlever, mais même ça je n'ose pas. Ca serait trop méchant d'approcher ma main pour ne pas le toucher vraiment.
Pourtant il me le fait un peu après.
Il enlève un bout de foin de mon pull.
Et et sa main repart.
Je ne bouge pas, j'ai arrêté de passer mes mains dans mes cheveux pour me cacher dedans.
Il s'approche de moi.
Il ne bouge plus.
Sa main revient dans mon dos pour une carresse.
D'abord hésitante et puis, il remonte près de mes cheveux et les enlève de devant mon visage.
Je tombe sur lui.
Je laisse la gravité l'emporter.
Je sens son coeur battre plutôt vite.
Il m'enroule de ses bras et pousse un soupir, comme de la joie je crois.
Moi aussi, je l'enlasse.
Ces derniers jours, je trouvais qu'il n'avait plus d'odeur.
Je mets mon nez contre son pull, sous sa tête, et je respire sa douce odeur.
Ca me fait du bien.

Ma main dans ses cheveux, je me rappelle cette première remarque que je lui avais faite, dans le bar de chez Juliette "oh, mais t'as les cheveux tout doux !" juste avant de lui retirer ses lunettes pour les mettre sur mon nez. Ca l'avait fait rire, moi j'avais beaucoup bu.
Il était arrivée avec Adam.
Adam, c'était le "cadeau d'Anouck".
Thomas, c'était "mon cadeau".
Renaud avait tout arrangé, on savait déjà qu'on allait sortir ensemble, et c'est bien plus facile comme ça, mais je tremblais de timidité.
J'avais bu pourtant.
Je lui avais collé 2 gros bisous sur les joues pour lui dire bonjour, insistants.
Et puis a peine assis je l'avais entrainé vers le bar pour lui offrir une bière.
On ne se connaissait pas.
Je le trouvais un peu bète au début, mais y'avait ses yeux, ses yeux tout noirs, et la soirée dans la cuisine de Victor à dire "tu trouves pas qu'il a des beaux yeux Thomas ? Tu trouves pas ? J'sais pas, j'adore ses yeux".
Je l'ai entrainé vers la piste de danse en lui disant "viens !" et en lui prenant la main.
Je savais qu'il était timide, et ça se voyait.
Il m'a suivis.
Le bar était miniscule et je me suis rapprochée de lui sans aucun effort.
On était tous collés.
J'ai commencé à passer mes mains un peu partout sur lui, sur ses épaules et le long de son dos. Les yeux fermés.
Ca a mis du temps, on n'osait pas.
Et puis nos nez se sont rapprochés, il a frotté le sien contre le mien, doucement.
On s'est arrêté de danser.
Nos lèvres se sont touchées pour un baiser, un tout petit baiser, sans langue, doucement.
Les autres ont commencé à faire du bruit avec leur bouche pour fêter ça.
Mais je m'en foutais et je continuais d'explorer ce nouveau jouet.
On est parti pour la fermeture du bar.
On a marché dans les rues en se tenant pas la taille.
Anouck a arrangé le truc pour que je dorme chez lui.
Je l'ai suivis, j'étais bien contente.
Arrivé chez lui, il respirait tout bizarrement, j'm'en souviendrais toujours, de sa respiration comme quelqu'un qui meurt de froid, et je lui demandais si ça allait, il me disait que oui, ça me faisait sourire dans le noir.
Et il ne s'est rien passé.
Trop timide.
Alors j'avais ralé le lendemain au près du service après-vente-Renaud, comme quoi mon nouveau jouet n'avait pas de langue dans le bouche et ne se servait pas de son zizi.
Ca m'avait fait rire "oui madame ne vous inquiètez pas je m'occupe de tout"
Et puis j'étais devenue accro.
Et puis il a eu peur et il m'a quitté.
Et puis il a bien voulu essayé quand-même.
Et puis je l'ai trompé pleins de fois pour oublier ses absences.
Même si c'était pas une excuse.
Et puis un jour il m'a dit "je t'aime".
Lui qui ne voulait pas le dire pour rien.

Oups je me suis perdue dans le passé.
Ca fait 5 mois maintenant.

On était au parc, il me serrait dans ses bras en me disant que je lui avais beaucoup manqué.
Si fort.
Et puis pour rajouter du romantisme à notre histoire, il s'est mis à pleuvoir.
On est allé sous un arbre et puis on s'est embrassé comme ça longtemps.
Je sentais mon coeur retrouver la vie, je souriais bètement en frottant mon nez contre son visage.
La pluie était violente, les odeurs ont fait surface, ça sentait l'herbre et les arbres, ça sentait lui, ça sentait tout en même temps.
J'ai dit que je l'aimais en le pensant très fort, heureuse d'avoir retrouver mes sentiments.
Je lui ai demandé s'il voulait venir voir mon lapin, il a dit oui, et on est allé chez moi, plutôt que de toujours aller chez lui.
La pluie avait diminuée. On a marché jusqu'au bus. Il est arrivé tout de suite.
On a regardé 37°2 le matin , mon film, parce qu'il avait commencé le livre et qu'il avait bien aimé.
Bien sûr, on a fait l'amour, même si j'avais essayé de me retenir.
On est allé cherché des cigarettes au café, et j'ai offert mon demi pour qu'on papote sur les sièges qui avaient l'air confortables.

J'ai eu du mal à m'endormir, à me retourner dans mon lit comme bouillante d'énérgie.
Comme si je venais de sortir d'un long tunnel.
Comme si j'étais enfin heureuse.

Samedi

Mon lapin a fait du bruit vers 6h du matin.
Il devait faire travailler ses pattes arrières.
Le réveil a sonné à 7h, mais j'm'en foutais.
Je me suis accordée 10 minutes en plus avant de me lever bravement.
C'était l'évaluation de sport.

Il y avait Glenda.
Elle vient en cours juste pour l'évaluation, elle aussi.
J'ai beaucoup d'estime pour elle.
C'est un peu un modèle.
On a papoté.
On a fait rebondir le ballon sur nos mains, et j'avais la pêche.
J'adore le volley.

Il y avait la jolie blonde, et le mec qui ressemble à Travolta qui me regardait de temps en temps, alors je le regardais aussi, de temps en temps.
J'aime bien les jeux de regards, je le trouve mignon, et moche à la fois.
Tout est dans ses yeux, dans ses mimiques, dans les reliefs de son visage.
Il y avait Mathieu, et ce jeu de "on parle pas on se regarde pas on fait la gueule tout est fini".
Et puis j'm'en fous.
Il y avait le prof qui dit "l'équipe d'Emma" et cette petite fièrté au fond de moi.
Il y a les mecs qui refusent de faire des passent aux filles parce qu'ils sont bien trop fort évidement.
Ca m'a beaucoup énervé.

Il y a eu ma CPE.
- ah tiens Emma ! Bah qu'est-ce que tu fais là ?
Sourire.
Je lui dis pour ma prof de théâtre, elle me dit qu'elle a pas le droit de me virer comme ça, mais bon, j'ai décidé de ne plus y aller, alors.
Elle a l'air pensive d'un coup et me dit de repasser après la philo.
L'heure de philo insupportable.
Sur un papier j'écris

L'une écoute de la musique
L'autre bavarde
Lui dessine avec elle
Celui-là dort sur son sac
D'autres jouent
Peu lisent
Certains révassent
Elles feuillent des magasines
Elles commentent le dernier film gros budjet
Et moi ?

Guillaume me fait des grimaces.

Il y a le cours avec le prof venu d'ailleurs, dont je ne connais même pas le nom.
Le seul cours qui soit utile, pourtant, on est que 4.
Je ressors avec la tête en feu, toute pleine de bonne philosophie.

Judith est au café, elle a 10 minutes, elle me pose pleins de questions sur moi, et s'enfuit quand son prof de philo rentre dans le café, j'échange un sourire avec lui.
- Merde, si là il a pas compris que je l'évitais ! dit-elle un peu embarrassée.

Je rentre et glandouille.
Je m'endors malgrès toute ma lutte intérieure pour attendre le coup de fil de Thomas à 17h.

Je me réveille à 21h, morte de faim après avoir révé de nourriture sans relache.
Thomas me dit "ne bouge pas, j'arrive".
Je prends une douche en l'attendant.
Quand j'ouvre la porte, il est là, avec dans la main une pizza, une part de gateau au chocolat, et dans l'autre, un bouquet de fleurs.
Et un beau bouquet en plus.
Depuis mon stage chez le fleuriste, je suis très sensible à toutes ses odeurs de fleurs, l'art de faire un bouquet avec presque rien, l'harmonie des couleurs.
Merde, c'est trop gentil.
Je le couvre de baisers.
Et je mange plus de la moitié de la pizza en regardant des vidéos sur Sarkozy.
On en discute.
Et on prend le bus, tard, pour aller rejoindre Jc dans son grand studio.
On ne peut pas dire que les samedis soirs soient très holéholé ces temps-ci, mais.
Juste là, avec eux deux, à jouer aux cartes et à papoter en fumant des cigarettes.
Thomas qui s'endort dans mes bras. 
j'ai l'impression que Jc n'a pas eu une seule fois les yeux dans le vide.
Y'a les yeux de Thomas, tout noir, et l'énérgie qui a envie d'exploser dans tout mon coeur, comme si y'avait trop de sensations d'un coup, juste pour un regard.

Dimanche

Ca avait bien commencé.
- s'il fait beau dimanche, c'est Ségolène, sinon c'est l'autre.
Il faisait super beau.
Emilie m'a appelé pour que j'aille la voir un peu avant qu'elle reprenne le taffe.
Et j'ai dit oui.
Fuck.
J'ai les yeux encore plein de sommeil.

On s'assoie au bord de la seine, au soleil.
Il fait vraiment super beau.
Un temps à ne plus bouger et à jouer la dinde qui cuit toute la journée.
J'ai marché toute seule le long de la rue des écoles.
C'est marrant de savoir que quand on marche dans une rue de Paris, cette rue a du être citer dans une centaine de bouquin.
La place Saint Michel, rue des écoles, rue monge.

j'ai appelé Daddy pour qu'on aille voter ensemble.
Mais après l'épisode du "vaut mieux avoir un lapin qu'un papa", il ne pensait pas que je l'aurais appeler.
J'ai du aller voter toute seule, et j'me suis fait aider par un couple de grand-parents tellement je suis naze et que je comprends pas comment ça marche.
Dans la tête j'avais la chansonnette révolutionnaire vue sur internet qui disait "la France qui s'lève tôt veut pas d'Sarko !" et puis j'étais contente.
Dans la corbeille, il a avait beaucoup de papier Sarkozy.
Et toujours cet espoir en moi.

Détour par chez Daddy pour un coucou, et puis je repars.

Le temps a changé, il fait gris.
C'est mauvais signe.
Et puis j'ai pas ma carte imagin'R.
Je vais voir chez Thomas si elle n'y ait pas mais non.
Il arrête de jouer au jeux vidéos pour m'accompagner chez moi.
J'ai tellement peur que Lundi (ma rate) ait réussi à sortir de sa cage toute seule et soit aller attaquer mon lapin.
Tu sais, je crois qu'il s'entende pas très bien tous les deux.
Et puis j'ose pas.
J'ai peur j'ai peur j'ai peur, j'ai peur de retrouver du sang partout, j'veux pas le perdre ce lapin.
Mais tout va bien.
A part que Lapin a bombardé le sol de crotte.
Ah les animaux ...

19h45, on est chez Renaud, devant canal +
Il y a Ophélie, Jc, Noémie, Renaud, Edouard.
On est tous là à attendre, avec Thomas on mange des nems et du riz en amoureux.
Les guignols me font rire.

Et puis le résultat tombe.
Comme une défaite.
Ophélie pousse des cris de colère et des oh non putain fait chier bordel à cul merde pendant que Jc se cogne la tête contre la table et que Renaud lui demande de ne pas casser sa table.
J'ai pas bougé 
d'un milimètre.
Inerte.
Aphone.
Les yeux scotchés sur l'écran, à regarder les hourras et les bravos des sarkozistes, à regarder ce danger public sourire jusqu'aux oreilles, et qu'est-ce qu'il est moche quand il est heureux.
Thomas qui vient derrière moi pour me faire un calin, me demande si ça va, parce que ça doit pas en avoir l'air.
Je réagis pu.

Tout le monde se lève pour aller boire, il faut boire, il faut oublier.
Je suis tout à fait d'accord.
On va au Léa et Noémie m'offre 2 pintes parce qu'elle a gagné plein d'argent avec son boulot de croupière.
Elle me fait des bisous sur la main, j'lui dis que j'aurais surement pas de bourse universitaire l'an prochain, elle me dit que sa mère va surement perdre son taff.
- plus on boit vite et plus vite on est bourré ?
- oui, testé et approuvé, me réponds Jc.
On parle de politique pendant un bon moment.
J'ai vraiment pas la pêche et j'ai du mal à réaliser.
- T'es habillée tout en noir
- c'est normal, je porte le deuil de notre démocratie
Anouck arrive et je regarde les autres se lever pour aller lui dire bonjour, sans force.

Il y a eu la séance calin avec tous le monde, l'alcool qui monte très vite, les sujets de conversations qui changent en "oh dis donc ninette j'adore la forme de tes seins" ou Ophélie qui me raconte les 2 mecs qui lui plaisent.
J'ai l'impression que tout le monde est là, j'ai l'impression que je suis bourrée.
J'vais faire pipi et je demande à une fille ce qu'elle pense des éléctions.
Elle me dit "je suis ravie, vraiment".
Ca me blesse.
Mais je vais quand-même faire pipi.

Thomas me propose de dormir chez lui, comme je suis triste.
Emilie nous rejoint et je simule un acte sexuelle avec elle.
Je suis bourrée.

On reste une demi-heure chez Renaud, dans le salon, avec y'a quelques joins qui tournent, ya la bière je kidnappe, j'embète beaucoup Jc, j'ai du lui dire des conneries, on s'est battu à un moment et il m'a fait mal au ventre, j'ai abdiqué.

Dans la rue j'ai crié qu'on avait essayé avec Thomas la technique des 3 oreillers recommandées par Jc et que c'était cool, et Thomas m'a engueulé parce que je parlais trop fort et que les gens étaient pas obligé de savoir. Fuck les gens, les gens c'est tous des sarkozistes, alors j'm'en fous.
J'ai pris soin de faire pipi entre 2 voitures a 10 mètres de chez Thomas, et on est allé dormir.

Lundi

En me réveillant j'avais oublié.
J'avais oublié les éléctions.
J'avais oublié tout ça.
Quand ça m'est revenu ...

Arrivée chez moi, j'ai vu le gros dictionnaire par terre.
Je me suis arrêtée net.
J'ai pris mon téléphone et j'ai appelé Thomas.
- Thomas ! Lundi a ouvert sa cage !
- Merde ... et, tu vois quelquechose ?
- non, j'ose pas !
- je peux pas venir là je suis au taff
- vi je sais
- essaye de regarder un peu

Là j'entends un truc bouger derrière le synthé.
Je me penche doucement et je vois le museau de mon lapin.

- Mon lapin !! il est là, il bouge et tout !!
grand soulagement, je retrouve peu à peu un rythme de respiration normal.

- mais si ça strouve c'est Lapin qui a bouffer Lundi !

Je soulève ma couette et je vois son petit museaux tout endormi.
Elle se fait pas chier dis donc.

Ca va mieux et j'allume mon pc pour regarder les infomations.
Les dégats de cette nuit me font doucement sourire.
Tu vois que t'es pas le bienvenu pour tout le monde.
Et tu ne seras jamais mon président.
J'ai pas fini, j'ai même pas commencé, mais là, je te le dis, ça va être le début d'un combat.
J'suis pas aveugle.
Je trouverai des moyens.

Voilà et pour finir, une photo de mon lapin.

Clique pour le voir

Bon ça c'est le moment ou le vendeur me le donnait, il était pas encore peint en bleu.
Voilà.

Ecrit par meeooow, le Lundi 7 Mai 2007, 19:03 dans la rubrique Journal.

Commentaires :

ecilora
ecilora
07-05-07 à 19:31

C'est encore pire que de briser un miroir. Les réactions affluent et tu sais quoi? Malgré tout... je suis fière des réactions qui fleurissent dans mes contacts msn.
Même si j'ai eu l'avant-première, c'est encore mieux avec les détails la réconciliation! ^^
A 19h, j'avais déjà les larmes au yeux. Tout était déjà jouer. A l'étranger, ils savaient déjà. Il m'a empêché de dormir. Et quand j'y suis parvenue la nuit était déjà avancée. J'avais oublié aussi ce matin. les trois premières secondes... Et après, çà te revient en pleine face, encore une fois.
Et je suis deg. je vis entouré de 2/3 de sarkozystes. Je suis triste. :'(

Bonne soirée quand même. :)
dOo

 
meeooow
meeooow
07-05-07 à 21:53

Re:

Ma pauvre ... Il est dur avec nous, et 2/3 des gens ne comprennent rien !!
Moi je m'attends au pire.

Mais bon, jbaisse pas les bras, 5 ans de lutte, bouh ...
Heureusement qu'ya d'autres d'autres dans la vie.
Bisous

 
ryne
ryne
07-05-07 à 19:35

Ca pu l'amour à plein né ici. Ben je trouve que c'est pas plus mal. Moi ça me fait du bien de lire tous ces mots sans douleur. Comme si tout redevenait simple...

Si l'odeur est revenu, c'est que l'amour aussi.

Et puis pour Sarko, ya plus qu'à subir pendant 5 ans. Ca me fait plaisir de rentrer dans la vie d'adulte pile en même temps que son élection (ironie, quand tu me tiens). Ca s'annonce bien!


 
meeooow
meeooow
07-05-07 à 21:55

Re:

Moi aussi, j'aurais préférée naitre du temps de Mitterand bordel à cul !!!

Ouai ça pue l'amour, je sais je suis désolée, mais bon, tout à une fin ^^

 
Anonyme
07-05-07 à 21:19

vous etes de nouveau ensemble, jme disais bien que tout a coup tu avais disparu de la circulation.
sois heureuse!

 
meeooow
meeooow
07-05-07 à 21:56

Re:

J'avais disparu de la circulation ?

Toi aussi Anonyme